[Mondialisation – Dictatures] Sécurité renforcée en Thaïlande

Le gouvernement putschiste thaïlandais a renforcé les mesures de sécurité en vigueur, après que trois bombes ait été désamorcées dans la région de Bangkok, dont une près d’une école et une autre au ministère de la Santé.

Le Vice-Premier ministre qui a ordonné les massacre du printemps, Suthep Thaugsuban, a annoncé aujourd’hui avoir ordonné de renforcer la sécurité dans les bureaux du gouvernement, les ministères et certains bâtiments privés, après la découverte de trois engins explosifs dans la capitale, et la province voisine de Nonthaburi.

Les bombes étaient cachées à l’intérieur d’extincteurs et n’ont pas fait de blessés, mais aurait fait des dégâts importants si elles n’avaient pas été découvertes avant leur explosion. La police a parfois un flair étonnant dans un pays où elle est incapable de voir un bordel et/ou une loterie clandestine !

Une série d’attentats à la bombe non revendiqués, ressemblant beaucoup à des provocations, ont touché la capitale thaïlandaise, ces derniers mois.

Bangkok reste sous état d’urgence depuis plusieurs mois, une mesure imposée avec les manifestations en avril et mai dernier. Les affrontements entre Chemise rouges qui luttent pour la démocratie et contre la dictature et l’armée et les forces de police ont tué officiellement 91 personnes, principalement des manifestants, et blessé 1.900. Des attentats bien venus pour la junte lui ont permis de prolonger cet état d’exceptions inutile sans vergogne.

La semaine prochaine devrait être tendue pour le gouvernement en terme de sécurité, alors qu’approche le 19 septembre, date anniversaire du coup d’État de 2006. Il est à craindre que les réactionnaires ne soient les auteurs de provocations.

Près de 4 mois après la répression, de nombreux membres des Chemises rouges sont toujours détenus dans les prisons à travers le pays. Le nombre exact des détenus, ainsi que leur nom, n’est pas connu. Le chiffre officiel [1]révélé par le secrétaire du ministre de la Justice est de 209.

Selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, 169 cas sont en cours d’enquête, 12 ont été condamné, 2 sont détenus en lieu et place des amendes, et 26 sont en appel.

Notes

[1] Ce nombre est très minoré par les putschistes qui utilisent des motifs autres comme le crime de lèse-majesté ou des délits de droits commun pour réprimer l’opposition démocratique

Sécurité renforcée en Thaïlande – Thaïlande information et démocratie.

Cet article a été publié dans Activisme & Dissidence, Antimilitarisme, Asie, Centralisme démocratique, Justice & Droits de l'Homme, Militance, Mondialisation, Nouvel Ordre Mondial, Observatoire des Dictatures, Pacifisme et non-violence, Politique, Thaïlande, Veille antifasciste. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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