[Traditions & Spiritualités] Des fantômes rôdent dans l’Allier

Style & Attitude

Des fantômes rôdent dans l’Allier

lundi 7 février 2011

Auteur de l’article

Patrick Stène Filipin

Patrick Stène Filipin

J’ai 39 ans et je suis chef du personnel dans un hôtel du boulevard de Clichy, à Paris. Je suis passionné de voyages, et je pose mes bagages chez (…)

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Les moines du Bourbonnais sont terrorisés à l’idée d’en parler. A Souvigny, des fantômes de moines chassés par la Révolution en 1789 reviennent hanter les lieux. Ils crient vengeance, et le phénomène gagnerait les alentours.

Des fantômes rôdent dans l'AllierLes villageois du Bourbonnais font face à une terrifiante invasion de fantômes. Les journalistes de l’hebdomadaire La semaine de l’Allier ont encore les mains tremblantes lorsqu’ils évoquent ce phénomène dans leurs colonnes. Ils témoignent sans détour : « Là un esprit habite les combles d’un château, ici une dame-blanche rode dans les ruelles obscures d’un village et ailleurs un fantôme hante une maison de famille ». C’est à Souvigny que la plus grande concentration de fantômes est observée. Ce village auvergnat d’un peu moins de 2000 habitants est riche d’un patrimoine historique considérable qui a de tout temps attiré les passionnés d’églises romanes, de châteaux et de randonnées. Et son bocage est un paradis pour les promeneurs naturalistes.

Mais dès la tombée de la nuit, plus personne ne se hasarde dehors. Les volets sont clos et la peur s’empare de Souvigny. En guise de réponse aux curieux, un aubergiste à l’allure bedonnante a bien voulu parler. Cet homme, qui sert encore quelques verres le soir, occupe une maison en pierre sur la place du village. Il pointe d’un index tremblant la maison du prieur. Il s’agit d’une bâtisse construite au XVIIème siècle qui abrita une importante communauté religieuse jusqu’à la Révolution. Ce lieu fut grandiloquent durant l’ancien régime. C’est là, dans les années 1950, que tout a commencé. Durant l’été 1955, une femme et ses deux enfants emménagent dans la demeure longtemps restée abandonnée. Une nuit, dans la première semaine, la femme se réveille en sursaut : Elle distingue dans l’obscurité une silhouette qui pénètre lentement dans sa chambre à coucher.

Mince et de toute petite taille (à peine 1m50), la silhouette ressemble à un moine et dégage des vapeurs au sol telles que celles que l’on peut observer dans des clips vidéos de Michael Jackson. Le fantôme gagne alors la cheminée. Il s’y met à genoux et prie. Il pleure, et se prosterne à trois reprises avant de quitter la pièce. Il revient quelques nuits plus tard. Le rituel recommence, toujours vers deux heures du matin. Et il s’adresse à la dame, stupéfaite. Il évoque la mémoire d’un prisonnier, mort de faim et de froid dans l’obscurité d’un cachot, situé à proximité du couvent. En proie à un réel sentiment de culpabilité, il ira jusqu’à demander à l’occupante des lieux de donner à boire au prisonnier.

Les contacts avec ce fantôme deviennent réguliers au fil des nuits, et des conversations s’engagent. Mais un peu plus tard, la dame fait la rencontre d’un deuxième fantôme, cette fois dans la chambre des prieurs. Et celui-là est terrifiant. Alors qu’un froid glacial envahit la pièce, une silhouette grande et austère, laissant deviner un évêque, s’approche. Ses mots sont de glace : « Allez-vous en, cette maison n’est pas la votre ». L’occupante contacte le professeur Robert Tocquet (devenu Président de l’Institut Métapsychique International en 1982) en lui montrant des clichés. Il est lui même ébahi. Elle déserte les lieux quelques années plus tard, mais les apparitions continueront, dans la maison du prieur et aux alentours.

Aujourd’hui l’ombre des fantômes plane encore sur les murs de la cité clunisienne. Et Christian Saccard, artiste peintre qui a grandi dans la commune, le dit : Il a régulièrement vu les rideaux bouger, le soir, en passant près de la maison du prieur. Dans une taverne, un habitant de Souvigny confie que les moines, qui occupent aujourd’hui le prieuré « n’aiment pas parler des fantômes qu’on peut y côtoyer ». Et un agriculteur devenu unijambiste tape sur la table. Arborant un chapeau tyrolien et buvant un verre d’alcool local, il en a assez : « Souvigny n’est pas une ville de fantômes, et les artisans s’emploient à animer notre commune ». Alors que faire ? On a bien essayé d’en venir à bout : Selon La semaine de l’Allier, « un des moines de la communauté a organisé une messe dans la maison du prieur. Une manière de libérer les fantômes selon lui ».

Des fantômes rôdent dans l’Allier – OrSériE – Le journal du Beau & du Bien-être.

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