[Nucléaire – Train Castor] Le transport à haut risque de la France vers l’Allemagne est avancé d’une journée

Le transport de déchets vitrifiés de La Hague-Gorleben qui devait quitter Valognes jeudi prochain est avancé d’une journée. Il quittera le terminal ferroviaire de Valognes ce mercredi 23 novembre à 14h20.

Voici ci-dessous notre appel à mobilisation, ainsi que le communiqué de presse du Réseau « Sortir du nucléaire » et de SUD-RAIL de ce jour.

Vous pourrez consulter prochainement les nouveaux horaires du convoi sur la page de notre site dédiée à ce transport :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben

De nombreux rassemblements et actions sont d’ores et déjà prévus le long des différents trajets envisagés par AREVA et la SNCF. Retrouvez tous les rendez-vous sur cette page :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Liste-des-actions

Attention, le transport étant décalé d’une journée, les dates des rassemblements sont fortement susceptibles d’être modifiées. Aussi, nous vous invitons à consulter cette page régulièrement pour connaître les jours et heures des actions prévues près de chez vous.

Salutations antinucléaires

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire »
Laura Hameaux
06.85.23.05.11
laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

Merci de relayer

Appel à mobilisation à partir du 19 novembre

Transport de déchets nucléaires

de La Hague (France) à Gorleben (Allemagne)

Le 23 novembre prochain, un train de déchets nucléaires allemands extrêmement dangereux, quittera le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche à 14h20 pour rejoindre le centre de stockage temporaire de Gorleben en Allemagne.

En France, il traversera de nombreux départements, dont la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine-Maritime et la Picardie. Afin d’éviter les manifestations antinucléaires, qui ne manqueront pas de ponctuer ce trajet, différents itinéraires sont envisagés par Areva et la SNCF. A Amiens, le convoi pourrait se diriger vers le nord de la France ou descendre vers Reims. Il traversera ensuite l’est de la France où il passera la frontière franco-allemande. Là aussi, plusieurs possibilités sont prévues. Nous publions donc les horaires de passage pour les différents scénarii.

Le convoi sera composé de 11 conteneurs de type TN 85, également appelés CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material). Ils contiendront des déchets vitrifiés, déchets de très haute activité (HAVL) extrêmement dangereux issus du retraitement du combustible nucléaire usé.

L’acheminement des conteneurs par la route de l’usine AREVA de La Hague au terminal ferroviaire de Valognes, distant de 30 km, a commencé le 14 novembre et devrait se terminer lundi. Les déchets quitteront ensuite Valognes par le rail, pour rejoindre le terminal ferroviaire de Dannenberg en Allemagne, un périple très risqué de près de 2000 km. Là, ils seront à nouveau chargés sur des camions pour parcourir les derniers kilomètres qui les séparent de leur destination finale : le centre de stockage temporaire de Gorleben.

Il s’agit du dernier retour de déchets vitrifiés de très haute activité à destination de l’Allemagne. S’en suivra une série de retours de déchets dits « de moyenne activité » (MA).

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se mobilise et vous invite à en faire de même. Retrouvez toutes les idées et propositions d’actions ci-dessous, ainsi que notre dernier communiqué de presse.

S’informer sur les transports

Vous pouvez retrouver toutes les informations relatives aux transports de déchets nucléaires sur cette page (informations techniques, horaires et trajets potentiels)
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transports,244

Suivre le convoi en direct

Au moment du passage du train, vous pourrez suivre son périple sur cette page http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben
ou sur notre twitter http://twitter.com/sdnfr

Agir

Retrouvez toutes ces actions, les tracts affiches, courriers types… sur cette page :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Agissez

  • Organisez des rassemblements

Avant le transport

Nous vous invitons à organiser des rassemblements, des temps de tractages, d’affichages et d’information partout en France, le week-end des 19 et 20, ainsi que pendant la semaine précédant le départ du train.

Pendant le transport

Organisez des rassemblements dans les grandes villes qui peuvent être concernées par le transport : Caen, Rouen, Amiens, Arras, Reims, Charleville-Mézières, Chalon-en-Champagne, Vitry-le-François, Bar-le-Duc, Strasbourg, Metz et Nancy.

Privilégiez ces lieux afin de faire nombre. Bien entendu, si vous ne pouvez pas vous déplacer ou que votre région n’est pas concernée par ce transport, organisez un rassemblement près de chez vous !

Pour inscrire votre action, remplissez le formulaire ici :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=transports-actions

  • Participez au camp de Valognes du 22 au 24 novembre [date susceptibles d’être avancée]

Un camp est organisé du 22 au 24 à Valognes. Afin d’éviter les pressions policières, le lieu n’est pas encore public, il sera disponible quelques heures avant le début du camp par info ligne.. Vous trouverez toutes les informations relatives à ce camp ici : http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Un rassemblement suivi d’une action devait être organisé suite à ce camp le 24 novembre à 11h dans le centre ville de Valognes. Le transport étant décalé, nous vous communiquerons les modifications et nouvelles informations dès que possible.

Contact : valognesstopcastor@riseup.net


  • Participez à la vigie pour nous permettre de suivre le convoi

Afin de pouvoir suivre le convoi en direct, nous avons besoin de vigies le long des différents trajets possibles. Si le convoi passe potentiellement près de chez vous et que vous souhaitez participez à son suivi, contactez-nous, afin que nous vous expliquions la marche à suivre
laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr ou 06.85.23.05.11

  • Affichez votre opposition au trafic de déchets nucléaires

Utilisez le X jaune afin d’afficher votre opposition au trafic de déchets nucléaires.

  Imprimez et affichez le logo stop transport dans des lieux publics et visibles
Construisez le logo stop transport : Construisez un X jaune en bois et installer le dans un endroit visible (lieu public, façade de votre maison, fenêtre d’immeubles, de voitures…)
Utilisez le logo stop transport comme photo de votre profil facebook

Vous trouverez toutes les images sur cette page : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Agissez

  • Écrivez à vos élus et aux préfectures

 Écrivez aux élus de votre ville ou contactez les par téléphone, afin de les informer du passage du convoi sur le territoire de votre commune. Vous trouverez sur notre site une lettre type que vous pouvez adapter en fonction des circonstances locales. Incitez les à dénoncer l’opacité qui règne autour des transports de déchets nucléaires ou à interdire le passage des convois sur le territoire de leur commune en joignant à votre courrier un modèle de vœu et d’arrêté, également disponible en ligne.

Écrivez à votre préfet pour exiger qu’il rende public les informations relatives à ce transport.

Vous trouverez les lettres, vœu et arrêté type sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Agissez

Pour le matériel militant

Pour le matériel militant (banderoles, drapeaux, cartes, brochures, documents…), rendez-vous sur la boutique du réseau :
http://boutique.sortirdunucleaire.org

Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de 924 associations et 54 000 personnes
Agréée pour la protection de l’environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/

 


Communiqué de presse commun avec SUD-RAIL – 19 novembre 2011

Information de dernière minute – Le transport à haut risque de la France vers l’Allemagne avancé d’une journée

Un transport de déchets nucléaires extrêmement radioactifs va à nouveau traverser la France d’Ouest en Est, ainsi qu’une partie de l’Allemagne, exposant ainsi les populations et les agents SNCF au risque nucléaire. Initialement prévu ce jeudi 24 novembre, le départ du train depuis le terminal ferroviaire de Valognes est avancé d’une journée par AREVA et la SNCF pour tenter d’éviter la mobilisation d’ampleur, actuellement en préparation. Le convoi devrait donc quitter Valognes le mercredi 23 à 14h36. Les deux trajets envisagés par les autorités à partir d’Amiens restent inchangées, le convoi pourrait prendre la direction nord vers Arras ou la direction sud vers Reims. Onze conteneurs transporteront 301 fûts de déchets de très haute activité « retraités » à l’usine Areva de la Hague (Manche).

Tchernobyl roulant : l’Europe à nouveau sous la menace d’un convoi nucléaire à haut risque

L’inventaire officiel de radioactivité de ce transport s’élève à 3756,5 péta becquerels (Pbq), soit 3,75 milliards de milliards de becquerels de becquerels. A titre de comparaison, ce convoi transportera donc plusieurs fois la radioactivité émise lors de la catastrophe de Tchernobyl [i]. Eparpillée dans l’environnement, la radio- toxicité potentielle [ii] de ce convoi suffirait à empoisonner l’ensemble de l’espèce humaine [iii].

Des protections insuffisantes pour transporter les déchets extrêmement radioactifs

Les colis de déchets radioactifs vont être transportés dans des emballages blindés (les castors HAW 28 M) mais les exigences de sûreté de ce transport imposées par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sont notoirement insuffisantes pour résister aux hypothèses d’accidents et d’attaques les plus graves. [iv].

Ainsi un déraillement du convoi radioactif dans un tunnel à deux voies, suivi d’une collision par un train chargé de matières inflammables qui prendrait feu, pourrait conduire à la dispersion des déchets radioactifs [v]. Un feu d’hydrocarbures atteint près de 1 200°C en une vingtaine de minutes ; dans un tunnel, il peut monter jusqu’à 1 600°C et durer des heures. Or l’emballage des déchets vitrifiés est conçu pour résister à un feu de 800°C pendant 30 minutes. De même les emballages ne résisteraient pas à certaines attaques terroristes ou à un crash d’avion de ligne. Enfin, ce convoi doit s’arrêter plusieurs fois sur des triages dont l’état des voies de service est l’occasion de nombreux déraillements. Ce convoi dépassera les 2000 tonnes et un écartement de voie n’est pas à exclure.Loin de vouloir être alarmistes, nous pensons que ces hypothèses doivent être envisagées puisque pas moins de 5 % des accidents sont plus graves que les scénarios envisagés et que la catastrophe de Fukushima a démontré que l’impensable pouvait arriver.

Des travailleurs SNCF dangereusement exposés

Une fois de plus, sur ce convoi, ni les conducteurs, ni les agents de manœuvre ne seront équipés de dosimètres individuels, contrairement aux forces de police présentes dans le train. Avec ce transport très hautement radioactif compris dans les 500 trains de déchets radioactifs qui traversent la France chaque année, les cheminots sont réellement exposés et pour certains peuvent dépasser la dose limite annuelle. Tant que la SNCF ne fera pas une réelle évaluation des risques, le syndicat SUD-Rail appelle tous les agents pouvant intervenir sur ce train à exercer leur droit de retrait.

 

Un transport sans assurance réelle

Si la radioactivité de ce transport se dispersait à cause d’un accident ou d’un attentat, Areva serait quasiment déchargée de toute responsabilité. La responsabilité financière maximale d’Areva est limitée à 22,9 millions d’euros [vi]. Qui peut croire qu’un accident impliquant une telle radioactivité coûterait aussi peu ? Ce transport roulera donc quasi sans assurance réelle.

 

Une seule issue : sortir du nucléaire

Ce transport a pour seule raison d’être une transaction commerciale entre Areva et les industriels nucléaires allemands, qui ont envoyé ces déchets en France pour s’en débarasser provisoirement. En outre, il fait peser sur la tête des populations une véritable épée de Damoclès et expose l’Europe entière au risque de contamination radioactive.

Aujourd’hui, le parc nucléaire français produit chaque année plus de 2 convois similaires de déchets vitrifiés aussi ingérables que dangereux, pour des durées extrêmement longues. Poursuivre dans cette voie en léguant des déchets radioactifs aux générations futures et en les transportant sur de si longues distances est totalement insensé. Il est urgent de sortir du nucléaire et il existe des alternatives crédibles au nucléaire, reposant sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables, qui ne demandent qu’à être mises en oeuvre.

Plutôt que de jouer à des paris hasardeux en attendant l’accident, les responsables politiques français devraient plutôt arrêter les transports de déchets et s’engager immédiatement pour une sortie du nucléaire.


Informations, trajets et horaires:

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben

Contacts :

Réseau « Sortir du nucléaire »
Laura Hameaux : 06 85 23 05 11
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20
Sophie Morel : 06 21 58 31 01

SUD-RAIL

Philippe Guiter : 06 28 94 82 99

Attachée de presse :

Opale Crivello : 06 64 66 0123


[i] En effet, selon une étude du Ministère de l’Énergie des États-Unis, la radioactivité émise lors de l’accident de Tchernobyl représente 1900 péta becquerels.

Health and environmental consequences of the Chernobyl nuclear power plant accident, U.S. Department of Energy, 1987.

[ii] La radio-toxicité est la toxicité radioactive que peut subir un organisme exposé à des éléments radioactifs par ingestion ou inhalation.

[iii] La toxicité radioactive des déchets nucléaires vitrifiés est mesurée en sievert et peut être rapportée à la production électrique du combustible usé. Les déchets radioactifs vitrifiés représentent ainsi des dizaines de milliards de sieverts par gigawatt électrique par an (Sv/GWe.an) à leur sortie des usines de La Hague.

[iv] En savoir plus sur les exigences réglementaires de sûreté pour ce transport :

http://asn.fr/index.php/Les-activites-controlees-par-l-ASN/Transports-de-matieres-radioactives/Les-colis2/Caracteristiques-des-differents-types-de-colis

[v] Etude Wise Paris 2002, p.42-46, Les transports de l’industrie du plutonium en France.

http://www.wise-paris.org/francais/rapports/transportpu/030219TransPuRapport.pdf

[vi] Ce régime est défini par la convention de Paris du 29 juillet 1960 modifiée, sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire et la convention complémentaire de Bruxelles du 31 janvier 1963 modifiée. Ces conventions ont ensuite été introduites dans les différents droits nationaux des pays signataires (en France, la loi n° 68-943 du 30 octobre 1968 modifiée, en Allemagne, la loi du 23 décembre 1959 modifiée).

 

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